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Le Japon n’est pas d’accord avec la CITES / Japan leaves sharks to fishing organisations.

tendua-longimaneDSC_3147Le Japon n’aura pas attendu les 18 mois dont il disposait pour se mettre au diapason des recommandations de la CITES, ou, dans le cas présent, préciser qu’il ne le ferait pas.

Selon l’AFP du 31 mai dernier, le gouvernement japonais émet « une réserve » sur les dernières recommandations de la CITES qui s’est réunie en mars dernier à Bangkok, et visant à mettre un tout petit plus de freins au commerce de 5 espèces de requins (voir notre article). En séance plénière, les 178 pays membres avaient voté majoritairement en faveur de mesure de protection – relatives certes mais toujours mieux que rien et qui devraient être mises en place en septembre 2014 par les pays signataires – pour les 3 espèces de requins-marteaux halicorne, lisse et grand marteaux, pour le requin longimane ou océanique et pour le requin-taupe, dont les populations sont fragilisées et menacées, notamment par la surpêche.

Pour les Japonais, « ces espèces doivent être gérées par les organisations de pêche existante », et non par la Cités, dixit la diplomatie japonaise. Aux côtés de la Chine, le Japon avait tenté en vain de bloquer cette résolution de la CITES. On sait les Japonais friands de poissons en tout genre, mais ce ne sont pas les seuls à creuser les conséquences de la surpêche, vu nos nouvelles habitudes alimentaires et les sushis-bars qui fleurissent comme autant de champignons après la pluie.

Bref, une fois de plus les scientifiques nous font part des résultats de leurs recherches et nous préviennent des conséquences de nos schémas actuels avec une échéance de non retour qui se rapproche comme une comète dans un film de fin du monde. Les ingénieurs et des citoyens mettent au point des solutions technologiques pour cesser d’anéantir notre environnement. Mais on en revient toujours aux 3 questions de notre modèle économico-politique : combien ça coûte ? combien ça rapporte ? quelle échéance pour les prochaines élections?

Quant à nous, nous ne faisons rien parce que si nous nous sentons au mieux concernés, nous pensons n’avoir aucun levier, « nous n’y pouvons rien, à notre échelle, n’est-ce pas ? » Et bien si, nous avons des moyens :  chacun de nous peut s’interroger sur sa propre consommation au quotidien, et faire des choix pour son avenir, celui de ses enfants, boycotter des marques, arrêter de jeter son mégot par terre car il va dans la mer, consommer moins de tout ! Mais FAITE VOTRE CHOIX, PRENEZ VOTRE DECISION! Cessez de penser que quelqu’un d’autre est responsable. Chaque décision, multipliée par des millions, aura un impact. Lequel ? C’est à nous de décider, aujourd’hui, maintenant,  car demain, il sera trop tard.

Japan did not wait 18 months before getting in tune with the recommendations of the CITES, or, in this case, indicating that it would not.

According to AFP, May 31, the Japanese government issued a « reserve » on the latest recommendations of the CITES meeting of last March in Bangkok, to put a little more obstacles to trade five species shark (see article). In plenary, the 178 members voted overwhelmingly in favor of protective measures – that are still better than nothing and that should be implemented in September 2014 by the signatory countries – for 3 species of hammerhead sharks : the scalloped, the smooth and the great hammerhead, for the oceanic whitetip shark and for the porbeagle, whose populations are vulnerable and threatened, partly because of overfishing.
For the Japanese, « these species should be managed by the existing fishing organizations  » and not by the CITES, says the Japanese diplomacy. Alongside China, Japan had tried unsuccessfully to block the resolution of CITES. We know the Japanese are fond of fish of all kinds, but they are not the only ones responsible of overfishing if you look at our new eating habits and at the sushi bars that bloom like so many mushrooms after the rain.

Anyway, once again, scientists share their research results and warn us of the consequences of our present patterns that are reaching the « no-return point », as a comet in a movie of « end-of-the-world » . Engineers and citizens develop technological solutions to stop destroying our environment. But it always comes down to three questions of our political-economic model: how much does it cost? how much does it pay? when are the upcoming elections?

As for us, we do nothing because if we feel the more and more concerned, we believe we have no leverage, « we can not do anything, at our level, is not it? » But we have means: each of us may wonder about his own daily consumption, and make choices about his future, about his children’s future. For exemple, boycott some brands, stop throwing cigarets’ butt on the ground because it will go to the sea, consume less of everything! But MAKE YOUR CHOICE, YOUR DECISION. Stop thinking someone else is responsible. Every decision, multiplied by millions, will have an impact. Which one? It is up to us, today, now, because tomorrow it will be too late.

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