Les Nageoires

Les requins utilisent leurs nageoires pour se stabiliser, se diriger, se soulever et se propulser. Chacune des nageoires remplit une fonction différente.
Il y en a une ou deux le long de la ligne médiane dorsale appelées la 1ère et la 2ème nageoires dorsales: elles jouent un rôle de stabilisateurs. Ces deux nageoires peuvent avoir ou pas des épines à leur base. Quand il y en a, elles ont un rôle défensif et peuvent aussi être associées à des glandes sous la peau qui produisent une substance irritante.
Deux nageoires dorsales, de formes et de dimensions variables selon les espèces sortent du dos : la nageoire dorsale antérieure peut être élevée en aileron ou, au contraire, surbaissée ; la nageoire dorsale postérieure est plus petite et adipeuse. Là encore, les hexanchiformes se distinguent par leur unique nageoire dorsale.
Les nageoires pectorales prennent leur origine derrière la tête et s’étirent vers l’extérieur. Elles permettent au requin de se diriger pendant ses déplacements en avançant ou en se soulevant.
Les nageoires pelviennes se trouvent près du cloaque et ont également un rôle de stabilisateur. Chez les mâles, elles ont une fonction secondaire car augmentées d’un organe copulatoire appelé aussi clasper.
La nageoire annale peut être absente, mais quand il y en a une, elle se trouve entre les nageoires pelviennes et caudale.
Enfin, la queue ou nageoire caudale est constituée de deux lobes qui peuvent avoir la même taille (homocerque) ou de taille différente (hétérocerque) et dont la forme varie selon les espèces.
Deux paires de nageoires symétriques sur le ventre correspondent aux membres des tétrapodes: les pectorales, souvent, agrandies en ailes, figurent les bras ; les pelviennes ou abdominales figurent les jambes.

La nageoire сaudale du requin tigre et du pointes noires

La queue comprend 2 lobes inégaux, parfois presque symétriques (i.e. requin blanc) et détermine le type de propulsion de l’animal.
@Myriam Dupuis - requin tigre - tous droits réservés
Queue hétérocerque: le lobe supérieur est plus long et plus lourd que le lobe inférieur (requin pointe noire, requin-tigre). Cette espèce se meut en balançant le corps d’un côté à l’autre, le lobe supérieur délivrant le maximum de la puissance nécessaire pour nager lentement ou accélérer brutalement.
La diversité des proies de ces requins les obligent à pouvoir courber et virer rapidement.

La nageoire caudale du requin mako, requin-taupe commun et grand blanc

@Pascal Kobeh - requin blanc - tous droits réservés
La queue du grand requin blanc est différente : elle assure la propulsion d’un corps plus lourdement bâti. Ce requin, qui se rapproche du requin-taupe commun et du requin mako, se propulse plus par le mouvement de sa queue que par le balancement du corps. L’important lobe inférieur autorise de grandes vitesses et des carènes latérales, à la base de la queue, réduisent la traînée hydrodynamique.

La nageoire caudale du requin-nourrice

@Yves Lefèvre - requin nourrice - tous droits réservés
Le requin nourrice passe la plupart de son temps sur le fond, (grottes, crevasses). Il ne se déplace donc pas sur de larges distances. Les invertébrés constituant l’essentiel de son régime alimentaire, il n’a pas besoin d’une queue assurant une grande vitesse, mais il a besoin d’une grande souplesse.Le lobe inférieur de sa queue est presque confondu avec le lobe supérieur ; ainsi, sa queue effectue de larges mouvements de godille, il nage un peu à la manière de l’anguille.

La nageoire caudale du requin renard

@Yves Lefèvre - requin renard - tous droits réservés
Les 3 espèces de requin renard qui peuplent les océans tropicaux et tempérés sont de puissants nageurs. Chasseurs actifs de poissons et de calmars, ils utilisent à cette fin une technique originale : ils rassemblent leurs proies avant de les assommer grâce à leur lobe caudal très allongé. L’extension de la queue, presque aussi grande que le reste du corps, ne nuit pas à la vitesse et à l’efficacité de ces chasseurs.